Le docteur Alexandre Gannier, préside l’association de recherche sur les cétacés depuis une trentaine d’années. Scientifique passionné, il vient de signer avec le port Vauban une convention de partenariat. « Il était important pour nous de consolider les excellentes conditions d’accueil de nos activités au port Vauban ».
Il faut dire qu’Antibes est au coeur du sanctuaire des mammifères marins. C’est une façade particulièrement bien orientée pour l’observation des cétacés. « Cela explique pourquoi nous sommes venus initialement à Antibes : à 30 minutes en voilier, en cherchant et avec un peu de patience, on sait qu’ici on pourra voir des dauphins toute l’année ».

La collaboration avec Vauban vise aussi un double objectif pédagogique : faire profiter le port Vauban des connaissances scientifiques de l’association en matière de cétacés, participer à l’accueil des enfants des écoles, organiser à l’automne une conférence scientifique auprès de professionnels et personnels du port.
L’association est en fait un groupe de recherche (GREC) qui ne fonctionne qu’avec des bénévoles et réalise des études subventionnées. Elle accueille également chaque année une quinzaine de stagiaires sur des cursus de 2 semaines minimum venant de partout en France, scientifiques ou agents territoriaux, mais aussi de Belgique et de suisse pour apprendre ce que l’on appelle la « cétologie », c’est-à-dire la science des cétacés. « Nous sommes un peu des immigrés depuis 15 ans à Vauban, nous étions avant à Tahiti ».

Pour ceux qui seraient intéressés, le cursus de « cétologue » n’est pas dissuasif financièrement en soi mais il est exigeant. Tous les stagiaires travaillent, passent une semaine de théorie au CREPS voisin, avant une semaine de pratiques. « Ce n’est ni de l’éco tourisme, ni du « wild watchin », c’est en fait un vrai apprentissage scientifique en milieu réel » conclue Alexandre.